Les blessures émotionnelles (partie 2)

Nous avons parlé lors du dernier article de Marie Francisci de l’origine des 5 blessures émotionnelles et présenté la blessure de rejet. Aujourd’hui nous continuerons sur ce thème et Marie va nous présenter les 4 autres blessures ainsi que des pistes pour en guérir.

Les blessures émotionnelles : ABANDON

L’éveil de la blessure se fait entre la naissance et l’âge de trois ans. Elle s’éveille par le parent du sexe opposé. L’enfant ne s’est pas senti soutenu et a surtout manqué de nourriture affective.

Le comportement réactionnel lorsque la blessure est activée est appelé masque du dépendant. La grande peur associée à cette blessure est la solitude.

Il recherche l’attention, le support et surtout le soutien de son entourage à tout prix. L’enfant peut même devenir victime et est souvent malade seulement pour bénéficier de l’attention de son entourage. Il a de la difficulté à fonctionner seul et s’appuie sur les autres personnes ou sur quelque chose. Et régulièrement, il fait des demandes, non par besoin, mais surtout pour avoir de l’attention. Plus il avance en âge et plus il devient angoissé à l’idée d’être seul.

La blessure d’HUMILIATION

La blessure apparait entre l’âge d’un et trois ans. Elle est éveillée avec le parent qui réprimait toute forme de plaisir physique. Peut être un des deux parents ou les deux. L’enfant s’est senti brimé dans sa liberté de connaître le plaisir physique. Il a vécu la honte face à ses parents

Le comportement réactionnel associé est le masque du masochiste. Sa plus grande peur est la liberté car elle est associée à un potentiel illimité apportant trop de plaisir.

C’est une personne qui aime les plaisirs sensuelles mais qui les refoule par peur de déborder, de perdre le contrôle et d’avoir honte. Elle fait tout pour ne pas être libre, donc devient très serviable et s’occupe des besoins de ses proches avant les siens. Cette personne se dégoute souvent d’elle-même, elle se traite de sans-cœur, d’indigne. Elle se récompense souvent avec de la nourriture, lui donnant raison de se dégouter d’elle-même et a tendance à la boulimie. La personne masochiste attire des situations en public pour se faire humilier.

Les blessures émotionnelles : TRAHISON

Cette blessure s’éveille entre l’âge de deux et quatre ans avec le parent du sexe opposé. L’enfant s’est senti trahi, manipulé ou pense qu’on lui a menti. Ses attentes n’ont pas été comblées par ce parent. L’enfant a perdu confiance. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du sexe opposé.

Le comportement réactionnel lorsque la blessure est activée est le masque du contrôlant.


Ces personnes ont une forte personnalité et aiment contrôler les autres pour qu’ils répondent à leurs attentes. Le contrôlant prend beaucoup de place dans un groupe et il cherche à être spécial et important. il est intolérant et impatient avec les gens lents mais il tente d’imposer son point de vue à tout prix. C’est une personne qui peut être très séductrice et manipulatrice. A l’inverse il fait preuve de scepticisme avec les autres par peur de se faire séduire. Cette personne a également une grande difficulté à s’engager dans la relation amoureuse. Elle ne fait pas confiance facilement. Elle ne peut accepter qu’on lui mente, mais ment souvent aux autres. Le contrôlant est un spécialiste pour blâmer les autres et il ne prend pas sa responsabilité, mais veut que tout le monde le croie très responsable.

La blessure d’INJUSTICE

La blessure apparait entre l’âge de quatre et six ans. Elle s’éveille avec le parent du même sexe. L’enfant s’est senti bloqué dans le développement de son individualité. Il a souffert de la froideur et de l’insensibilité de ce parent. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du même sexe.

Le masque ou le comportement réactionnel associé est celui du rigide.


Celui ci est très perfectionniste, il veut vivre dans un monde parfait. Il s’est donc coupé de sa sensibilité pour ne pas sentir les imperfections. Le rigide semble un éternel optimiste même si rien ne va. Il admet rarement vivre des problèmes, de la fatigue ou même des malaises physiques.

Il ne respecte pas ses limites, car il ne les sent pas. Le rigide se contrôle facilement (poids, nourriture, colère, etc.) et passe pour quelqu’un de froid et insensible. Il se croit apprécié pour ce qu’il fait et non pour ce qu’il est. Il est extrêmement exigeant envers lui-même.

Comment guérir de ces blessures émotionnelles ?

D’abord il est important de les repérer lorsqu’elles s’activent. Car évidemment les comportement décrits en négatif ici ne sont qu’une part de la personne et nul ne peut être défini en totalité par son masque.

Ensuite l’idée est d’accueillir et d’observer la douleur de la blessure. Il faut aller vers plus de conscience et d’acceptation. L’aide d’un psychothérapeute peut faciliter ce travail de conscientisation et d’acceptation lorsque le ou les trauma sont trop profonds et/ou trop figés.

Un grand remerciement à RCF pour l’invitation dans leur studio.

Leave a reply