Les blessures émotionnelles

Avez-vous déjà entendu parlé des blessures émotionnelles ?

Aujourd’hui Marie Francisci, psychothérapeute, va nous parler de ces blessures qui nous empêchent d’être nous-même et qui affectent notre bonheur.

Les blessures émotionnelles qu’est-ce que c’est ?

Elles ont été décrites dans différents ouvrages par Lise Bourbeau (psychothérapeute et papesse du développement personnelle au Canada). Lise Bourbeau s’est-elle même appuyée sur les travaux du médecin psychiatre américain John Pierrakos. Ces blessures émotionnelles sont aussi appelées par certains auteurs blessures de l’âme.

Ces blessures sont au nombre de 5. La blessure de rejet, d’abandon, de trahison, d’humiliation et d’injustice. Pour ces auteurs, ces blessures qui apparaissent par ordre chronologique vont impacter et influencer tout notre vie.

Ils font l’hypothèse que chaque vécu désagréable, difficile, souffrant que ce soit sur le plan mental, émotionnel ou physique renvoie à l’une ou plusieurs de ces blessures. Car en effet, celles-ci coexistent souvent chez une même personne même s’il y en a cependant toujours une qui prévaut.

D’où viennent ces blessures et pourquoi les portons-nous ?

Pour Lise Bourbeau, ces blessures sont souvent transgénérationnelles et elles ont comme fonction de nous donner de l’élan pour aller à leur rencontre et les guérir. Ces blessures nous poussent selon elle à nous connaître et à prendre soin de nous. Elles ont, de ce fait, la fonction de nous responsabiliser. Car si ces blessures se transmettent par la lignée, chaque individu de chaque génération a la possibilité d’aller plus en avant dans la cicatrisation des blessures.

Lorsqu’une blessure est réactivée, nous réagissons de manière automatique et rentrons dans un schéma comportemental que Lise Bourbeau nomme « masque ».

Dans sa conception, chaque blessure a son masque respectif, c’est-à-dire que le comportement réactionnel n’est pas le même.

Cette conception permet de sortir du statut de victime que l’on peut observer souvent lorsque les personnes sont en souffrance. En effet, si nous nous sentons blessés et que nous ne prenons pas notre responsabilité, nous accusons l’autre de nous blesser. Et nous ne sommes pas nous-même car nous portons alors un masque.

Prendre notre responsabilité, c’est simplement sentir cette blessure et reconnaître que ce n’est pas l’autre qui nous blesse, mais que la souffrance vient du fait que nous ne nous sommes pas encore occupés de la guérison de cette blessure. Les premiers pas dans le processus de guérison étant la reconnaissance et l’acceptation de ces blessures.

Comment influencent-elles notre vie ?

Aujourd’hui, je vais développer l’origine et l’influence de la blessure de rejet qui est la plus archaïque des blessures.

Elle peut s’activer dès la vie intra-utérine et jusqu’à l’âge d’un an. Elle survient majoritairement du fait que l’enfant ressent qu’il n’a pas été souhaité et qu’il se sent rejeté par le parent du même sexe. L’enfant va développer alors un sentiment de non-acception de lui-même.

En réaction à cette blessure, le comportement automatique qui va se mettre en place (et que Lise Bourbeau décrit comme le masque du fuyant) comporte différentes manifestations comme :

Le fait de se sentir en permanence rejeté des autres, le fait de saboter ses relations, la tendance à s’exclure volontairement, à être solitaire.

Le fait d’être dans l’Evitement des situations où il pourrait se sentir rejeté, d’être irrité face au jugement du parent et des personnes du même sexe.

Mais également le fait de montrer de la difficulté à exprimer son avis, d’éviter de s’exposer à la critique, d’avoir peur de perdre ses moyens.

Le fait de na pas s’autoriser à échouer.

Pour Lise Bourbeau, « Lorsque le masque de « fuyant » s’exprime, la personne croit ne pas avoir le droit d’exister, ni d’être aimé. Elle se demande ce qu’elle fait sur cette planète et se considère comme nulle et sans valeur.

Elle se coupe facilement du monde extérieur en fuyant dans son monde ou d’autres mondes notamment à l’aide de drogues. Cette personne est souvent perfectionniste et obsessionnelle dans certains domaines. Elle se crée un idéal inatteignable. Elle panique facilement suite aux scénarios qu’elle est très habile à construire. »

Je précise que ces descriptions ne sont que des points de repère pour nous aider à mieux comprendre nos comportements.

Quelques pistes pour se libérer et aller vers la guérison de cette blessure de rejet ?

S’accepter soi-même avec ses défauts et ses qualités

Se pardonner à soi et aux autres.

Transcender la pulsion de fuite dans les situations inconfortables

Faire face à sa peur.

Oser prendre sa place et s’affirmer

Je vous présenterai les 4 autres blessures émotionnelles dans mon prochain article.

Je vous invite également à lire 2 ouvrages de Lise Bourbeau : Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et La guérison des 5 blessures.

Prenez soin de vous et à bientôt.

Un grand remerciement à RCF pour l’invitation dans leur studio.

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